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Lettre adressée à Monsieur le préfet de la Moselle le 23 avril 1854, signée par le maire d’A

J’ai l’honneur de vous adresser les renseignements que vous me demandez, sur les causes de renvoi de nos usines des enfants âgés de moins de seize ans.

Il y a quelques ans, M. C…, inspecteur chargé de la surveillance des usines d’A… en ce qui concerne le travail des enfants, a dressé un procès-verbal contre M. D…, pour irrégularité de quelques livrets et pour défaut de livrets de la part de quelques enfants. Par suite de ce procès-verbal, un, jugement du tribunal de correctionnelle a prononcé une condamnation contre M. D….

Ce dernier craignant un nouveau procès-verbal a renvoyé de son usine cinquante ou soixante enfants qu’il occupait contrairement aux prescriptions de la loi sur le travail des enfants. Une grande partie des enfants renvoyés a trouvé à s’occuper soit dans d’autres ateliers soit même chez M D…, il reste aujourd’hui environ quinze que l’on n’a pas voulu admettre. M D… consentirait volontiers à les occuper de nouveau s’il avait la certitude de pouvoir le faire légalement et sans s’exposer à des poursuites.

Les parents de ces enfants se sont adressés à moi et j’ai engagé l’un deux à vous soumettre une demande à l’effet d’obtenir de vous que le travail de ces enfants soit toléré. Presque tous ces parents ont besoin du travail de leurs enfants. La vie est extrêmement chère ici ; d’un autre côté un certain nombre d’enfants de 12 à 16 ans inoccupés seraient le fléau de la commune, ce serait autant de pillards que nos gardes ne suffiraient pas à maintenir. Je dois maintenant, Monsieur le Préfet, vous dire quel genre de travail ils sont occupés à l’usine D…

Les enfants renvoyés sont âgés de 12 à moins de 16 ans, leur travail consiste à soutenir les plus petits fers qui passent au laminoir et de les dresser sur la plaque pendant qu’ils sont chauds avec des maillets en bois. Le travail est de 12 heures pendant lesquelles le repos et le travail alternent en 15 à 20 mn de travail, puis une demi-heure de repos, pendant laquelle demi-heure les enfants se reposent ou jouent entre eux à leur volonté.

Chaque enfant devrait travailler pendant une semaine de jour, puis une semaine de nuit, un dimanche de travail et un dimanche de repos, tous les jours de grande fête l’usine est arrêtée, et chaque quinzaine il y a aussi deux ou trois jours de repos.

Toutes les familles de ces enfants ont le plus grand désir de les voir occupés le plus tôt possible.

M D… est animé des meilleures intentions envers ses ouvriers ; dans le courant de l’hiver dernier, je l’ai engagé à user de son autorité pour amener ses ouvriers à envoyer leurs enfants à l’école, il a accédé de suite à ma demande et nous avons obtenu quelques résultats. Il m’a remis une somme de cent francs destinée à payer l’écolage et la décharge de ses ouvriers indigents

Je regarderais comme une chose heureuse que l’autorisation demandée puisse-être accordée. Le travail donné à ces enfants n’est pas insalubre, il se fait sous un hangar aéré et peut être considéré plutôt comme un exercice salutaire que nuisible. Je les ai vus moi-même faire ce travail gaiment et ne pas en ressentir la moindre fatigue.

J’ai l’honneur d’être, Monsieur le Préfet, votre très humble et obéissant serviteur.

Le maire d’A….

Source : Archives départementales de la Moselle pubié par le Comité d’histoire des administrations chargées du travail

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Jean Amadou

L’automne est une saison triste car elle voit se multiplier les décès  des gens connus. Et plus les années passent, plus je ne sens concernée par le départ de gens que je n’ai pas connus mais vu, trop rarement, sur une scène ou, plus souvent, à la télé. Ce sont des gens qui ont rythmé ma vie.

C’est le cas de Jean Amadou, chansonnier que je suivais régulièrement dans  ”L’Oreille en coin” sur France Inter” et qui fut un des créateurs du Bébête Schow

Un bel hommage que lui rend Laurent Gerra. :

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Mise à jour

Mise à jour de mes données dans Généanet et Planète généalogie.

Bonne lecture

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La descendance de Claude Toussaint à Romont (88)

Claude Toussaint, qui a vécu à Romont est mon sosa 464

Ce que je sais sur lui :

Claude TOUSSAINT voit le jour le samedi 9 octobre 1751 à Jeanménil (88700) - Brû.
Il est le fils légitime de Jean TOUSSAINT, âgé de 33 ans et de Marguerite BELLAME , Sage-femme, âgée de 33 ans. A sa naissance, il a pour frères et soeurs : Marie (née en 1742), Pierre (né en 1743), Jean Baptiste (né en 1744), Jean Baptiste (né en 1748), Dominique (né en 1750).

Il est baptisé à Jeanménil (88700), le 10 octobre 1751, à l’âge de 1 jour.

Son père Jean meurt le 18 janvier 1764, Claude est âgé de 12 ans.

Avant 1776, il habite à Romont (88700).

Il s’unit avec Marie Madeleine GRANDJEAN (1743-1815), la fille légitime de Michel GRANDJEAN et de Marie VITUT.
Claude et Marie se fiancent le 27 janvier 1776 à Moyemont.

Ils se marient le mardi 6 février 1776 à Moyemont (88700).

Jusque là, pas de problème. Les  discordances commencent avec ses enfants :
Le 3 décembre 1777 naît son fils Nicolas.  Sauf que Nicolas est dit fils de Marie Vitu (qui semble plutôt être sa grand-mère). Mais à son mariage , il est fils de Marie Madeleine Grandjean, tous les éléments correspondent et il n’y a pas d’autres naissances à Romont

Le 18 décembre 1779 naît sa fille Marie. Elle est bien fille de Claude et de Marie Madeleine Grandjean. Mais le 11 avril 1782 sa fille Marie meurt, dite alors fille de Marie Vitu

Le 15 octobre 1782 naît son fils Élophe, fils de Marie madeleine Grandjean. 

Le 17 juillet 1815 son épouse Marie Madeleine meurt.

Claude TOUSSAINT est décédé le mercredi 31 janvier 1821, à l’âge de 69 ans, à Romont (88700). Sur l’acte il est bien veuf de Marie Madeleine Grandjean

Pour avoir bien épluché le registre de Romont dans cette période, celui qui est en ligne, je suis quasi certaine que la mention de Marie Vitu est une erreur, une confusion avec sa mère. Mais pourquoi ? Avez-vous déjà vu cela ?

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Actes peu ordinaires

Sur son blog, Mistike a mis un acte dans lequel le prêtre explique l’enchainement qui a conduit le malade à mourir avant qu’il n’ait eu le temps de venir…. savoureux

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Tomates cerises en marinade d’ail doré

Pour 4 personnes en entrée, il faut

  • 500 gr de tomates cerises
  • 2 gousses d’ail
  • 2 brins de thym
  • 6 cuillères à soupe d’huile d’olive
  • 15 cl d’eau
  • 2 cuillères à soupe de vinaigre de vin blanc
  • sel, poivre

Piquez plusieurs fois les tomates lavées et séchées avec une aiguille.

Pelez et émincez les gousses d’ail en fines lamelles. Faites-les blondir dans 2 cuit. à soupe d’huile d’olive. Mettez 15 cl d’eau tiède, du sel et du poivre. Laissez frémir 5 min. Ajoutez les tomates, le thym effeuillé (ou le basilic), le reste d’huile et le vinaigre.

Versez dans un plat, laissez refroidir et placez au moins 2 h au frais.

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Digital art

Une amie vient de m’envoyer ce lien vers  une oeuvre d’art numérique : Women in Art, by Philip Scott Johnson (2007)

Le site explique que “La vidéo “Women in Art”, réalisée par Philip Scott Johnson, est une hymne impressionnante consacrée à l’histoire de l’art à travers l’image de la femme. La musique est celle de Yo-Yo Ma jouant la Sarabande de la Suite pour Violoncelle n° 1 de Bach.

 C’est un pur moment de bonheur ! C’est beau, captivant  et cela  rend léger.

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recensements

Les recensements du département des Vosges (1836-1906) sont en ligne sur le site des archives départementales . Ils permettent de trouver l’adresse d’une famille, qui vit sous le même toit et les métiers exercés.

De quoi progresser dans la connaissance de nos ancêtres, voire trouver de nouvelles pistes…. Et passer de nombreuses heures sur le site des archives !

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“Les médicamenteurs”, une lecture d’actualité

Les médicamenteurs c’est au départ un documentaire puis un livre, que j’ai commencé à lire avant que le MEDIATOR ne fasse parler de lui. Défendant de façon très documentée sa thèse, il s’appuie pour l’essentiel sur des rapports officiels (IGAS, Cour des Comptes….) qui sont disponibles sur Internet. Il m’a beaucoup fait réfléchir à la fois en terme de santé public, d’enjeux industriels mais aussi en temps que “médiconsommateur”

(texte modifié suite au commentaire)

Présentation de l’éditeur

Avec son record mondial de quarante boîtes de médicaments par personne et par an, la France serait peuplée de goinfres de pharmacie. Principale réplique des autorités à cette ” surconsommation “, la ” responsabilisation” des patients. Les cancéreux, diabétiques, cardiaques et autres insuffisants rénaux ne feraient vraiment aucun effort ! Et qu’en est-il des autres “responsables” ? Des pouvoirs publics qui supervisent le marché très particulier des médicaments et commandent 94 millions de doses de vaccins contre la grippe A? Des médecins qui ont parfois la main lourde quand ils rédigent leurs ordonnances? Des laboratoires pharmaceutiques qui n’ont pas vocation à faire de la charité publique? Cette enquête sur le parcours des médicaments dans les méandres du système français, depuis leur évaluation au suivi des effets secondaires, révèle de drôles de surprises. Installée à tous les étages de l’Etat - des instances qui décident des autorisations de mise sur le marché jusqu’aux cabinets des médecins et des ministres -, l’industrie pharmaceutique semble avoir gagné la bataille d’influence. Et trop souvent, notre système de santé est pris au piège d’intérêts économiques qui n’ont plus grand-chose à voir avec la santé de tous.

Biographie de l’auteur

Stéphane Horel est journaliste indépendante et documentariste. Elle a publié La Grande Invasion, enquête sur les produits qui intoxiquent notre vie quotidienne aux Editions du Moment (2008). En 2009, elle a réalisé le documentaire Les Médicamenteurs avec Annick Redolfi et Brigitte Rossigneux.

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La saison de F1 est terminée

Il m’arrivait de jeter un oeil sur les courses de F1, Fangio faisait partie des figures mythiques de la famille,pourtant très peu sportive, comme notamment Fausto Copi, Cerdan…

Et puis, un peu par hasard, j’ai eu l’occasion d’assister en 1992 au grand prix de Barcelone, invitée par un des sponsors de l’équipe Williams-Renault. Ce fut pour moi la découverte  à la fois de l’Espagne puisque c’était la première fois que j’y allais et de la F1.

Cerise sur le gateau, le grand prix et le championnat du monde ont été, cette année là, gagnée par Nigel Mansell de l’écurie Willians-Renault.

Depuis, j’ai suivi toutes les saisons, ne ratant pratiquement aucun départ, quelqu’en soit l’heure. Sauf cette année où, pour différentes raisons, je n’ai pas pu suivre les premiers grands prix et n’ai pas accroché ensuite.

J’ai quand même regardé dimanche dernier le dernier grand prix de la saison. C’est la première fois que le championnat est encore aussi ouvert avec 4 pilotes encore dans le jeu.

Toute la semaine précédente, les commentaires sont allés bon train sur les deux pilotes Red Bull et leur stratégie : Quelle sera l’attitude de Vettel s’il est devant Weber ? le laissera t-il passer ou fera t-il sa course ouvrant le championnat à Alonso, leader provisoire du championnat ?

En fait, rien ne s’est passé comme prévu. Une qualif ratée pour Weber qui aborde la course en 5ème position, une erreur de stratégie chez Ferrari qui bloque Alonso pendant presque toute la course et voilà Vettel qui joue tout le grand prix en tête. Le suspens a duré puisqu’il a fallu qu’il attende l’arrivée d’Alonso pour être certain que l’écart des points le situait bien en tête du championnat des pilotes. Cela a du être les 40 secondes les plus longues de sa vie.

Bravo à ce (très) jeune champion.